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#01
SPECIAL ETE 2008

1/1

L'ÉDITO

Jamais en vain, toujours en vins » : le mot d’ordre des Chevaliers du Tastevin, la

confrérie bachique la plus importante au monde, n’a pas pris une ride. Il serait

même vain de penser le contraire. Tout au long de cette verticale magique qui va

du chablis au pouilly-fuissé, la place du pinot et du chardonnay est telle qu’on ne

peut en effet imaginer un seul instant les dissocier de la culture bourguignonne. Sur cette bande de terre unique et multiple à la fois, on pense et on agit au nom de toutes les appellations, 101 au total, appréciées dans les cinq continents.

Le vin est un ambassadeur culturel de la région qui le produit. En retour, cette région doit être elle-même un ambassadeur pour le vin. L’amateur a envie de comprendre, de respirer l’air du pays d’où lui vient ce qui éveille ses papilles. Il veut savoir par quel miracle des arômes de fruits rouges se glissent ici, pourquoi certains crus évoluent plus vite que d’autres, comment fait l’homme de l’art pour composer avec le sol, le temps et l’exposition au soleil. Le jour où l’on ne recevra plus personne dans les caves, ce sera la fin de tout ce qui fait la valeur ajoutée de la Bourgogne, de son aura mystérieuse.

« Il y a toujours un homme au bout du vin », explique le caviste chalonnais Pascal Laville, prêt à parier qu’une rencontre avec le vigneron a autant d’importance pour une bonne bouteille que la dégustation elle-même. Ce produit agit comme un lien social. Il est chargé d’histoire et d’histoires. Il hérite de la personnalité de celui qui le fait. Souvent, un cru ressemble à son « maître ».

Nos terroirs se distinguent par leur complexité. Contrairement à certaines régions déshumanisées où l’on ne raisonne plus que par marques, notre vignoble mérite une fine lecture. Tout le charme de la mosaïque des terroirs, de ces paysages multiples, de ce patrimoine exceptionnel est là. Interrogeons-nous sur le sens à donner à cette implication spirituelle dans la côte. Défrichons, à la manière des moines de Cîteaux et de Pontigny, le sol d’une histoire commune entre la vigne et la spiritualité. Faisons l’effort de remonter le temps, au rythme qui est le nôtre, pour prendre vraiment conscience de ce qui créé l’exception.

Car les hommes ne font rien seuls. Ils doivent tout, ou presque, à ce que leur donne leur

environnement. La Bourgogne, pour être dans une situation aussi envieuse, a donc vraisemblablement reçu la bénédiction d’un ou de plusieurs dieux. Et si c’était Bacchus ?

Dominique Bruillot

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