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#34
NOVEMBRE - DECEMBRE 2013

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L'ÉDITO

Sommes-nous responsables de ce que nous laisserons dans un an, dix ans, un siècle, voire un millénaire ou deux ? En sommes-nous seulement conscients ? Bien sûr que non. Notre existence est éphémère, quelle que soit son intensité… et notre héritage le sera à peine moins. En posant les pavés de leur voie Agrippa, les ouvriers romains étaient déjà logés à cette enseigne. Les routes qu’ils construisaient étaient censées illustrer la politique de conquête de leur empereur. Quitte à couvrir d’anciennes voies celtes. Car attention, une civilisation peut en cacher une autre.

De ces Romains, on se souvient à peine qu’ils ont développé le commerce et apporté le vin chez nous. Bien avant les moines. Ils auraient même fait mettre à genoux le chef des armées gauloises. Ils ont su imposer avec habileté certaines de leurs habitudes et façon de vivre. Ils ont su créer, dans les pas de leurs légions, la civilisation gallo-romaine. On ne va pas les bénir pour ça, non mais.

Le Français a toujours eu un faible pour le perdant. Sans doute est-ce la raison pour laquelle on préfère parler de nos ancêtres les Gaulois.

En posant fièrement dans leurs costumes de soldats romains devant la porte Saint-André (photo ci-dessus), qui ouvrait jadis la prospère cité romaine d’Augustodunum (Autun), ou devant la pyramide de Couhard (voir page 35), les membres de l’association Légion VIII Augusta bousculent les codes. Et prouvent au moins deux choses : le culte du Romain existe encore, mais on n’est jamais sûr de rien en ce qui concerne l’histoire. Le mystère, en effet, reste entier à propos de la mystérieuse pyramide dont la fonction demeure incertaine. Tombeau ? Cénotaphe célébrant la mémoire d’un défunt ?… Les fouilles n’ont jusque-là pas encore apporté de réponse convaincante.

Et ce n’est pas la « tablette magique », datée du IIe siècle après J.-C. et trouvée à la base du monument, qui va changer quoi que ce soit à ce doute. Sur elle, on peut lire des inscriptions maléfiques en langues anciennes, en grec et en latin. Décidément, les voies de l’histoire sont parfois impénétrables.

Dominique Bruillot

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