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©1995 - 2018  Bourgogne Magazine | création par Incom Dijon
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#57
AVRIL 2018

1/3

L'ÉDITO

Il est difficile d’avoir à la fois le beurre, l’argent du beurre et la crémière qui va avec. Traduction : avoir un vrai goût de terroir, une allure de village et en même temps les avantages d’une grande agglomération (dijonnaise en l’occurrence) qui avale le foncier avec un appétit d’ogre.
Depuis que Dijon annonce solennellement son plein retour à ses origines viticoles et gastronomiques, jusqu’à en faire une marque de fabrique, on se dit que la raison l’emportera et que nos paysages devraient y gagner. Ce qui serait la moindre des choses alors que l’appellation Marsannay, 30 ans et toutes ses dents, ne cesse de progresser avec la promesse imminente d’une accession aux premiers crus.
Dans une certaine mesure, toutes proportions gardées, on peut parler de choc des civilisations. Il suffit de rencontrer le maire de Marsannay-la-Côte, pour prendre la mesure de la démesure de la problématique d’une commune de 5 000 habitants tiraillée entre ses origines agricoles, son devoir social et sa résistance à une urbanisation galopante.
D’une toute autre façon, Autun est confrontée à une situation du même acabit. La belle ville saône-et-loirienne a gardé de son prestigieux passé gallo-romain des vestiges à faire pâlir d’envie une légion toute entière. Ayant à plusieurs reprises raté le train de la modernisation dans son histoire (on pense notamment à celui de l’axe Paris-Lyon-Méditerranée), son bel air de campagne préservée devient finalement un atout pour son développement. L’art de vivre attire les nouvelles générations et, pour lier le tout, un pari très excitant s’engage autour du numérique pour faire revivre le passé en 3D et attirer les start-up.
De tout cela, René de Obaldia pourrait sûrement en rire. Récompensé par l’Académie Alphonse Allais à l’occasion du Salon de la nouvelle de Decize, le presque centenaire poète démontre que l’on peut franchir les pires épreuves de la vie, y compris les camps de la mort, sans se défaire d’une hauteur de vue et d’un grand sens de la plaisanterie. Ces deux armes sont redoutables. Puissent nos contemporains s’en inspirer pour affronter sereinement et positivement tous ces petits chocs des civilisations.

Dominique Bruillot

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