Ce numéro existe en deux couvertures différentes.
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 Le prix de l'amour

132. C’est le nombre de pages de ce numéro. Ce qui est déjà beaucoup pour bien des magazines, mais un peu moins que d’habitude pour Bourgogne Magazine. Non pas que la rédaction soit confrontée à une crise de flémingite aigüe. Mais le sort, lorsqu’il s’acharne, envoie son escadrille d’ennuis. Le dernier de ces ennuis s’appelle « papier ». Il n’y en a plus, il se fait rare, il se fait cher. La faute à qui ? Allez savoir. D’aucuns disent qu’Amazon est une société gourmande d’emballages. Ce serait l’un des syndromes de notre époque : il faut que tout vienne à nous, quoi qu’il en coûte.

 

Paradoxalement, le livre est le premier objet livré par Amazon. On peut s’en réjouir. Mais cela ne règle pas notre problématique de papier. Le budget impression, dans une société de notre profil, c’est à peu près le tiers de nos achats externes. Et quand la part papier prend subitement 40 % de hausse, et qu’elle se raréfie, c’est une menace directe pour un modèle économique qui n’a jamais eu la réputation d’être flamboyant et se trouve déjà fortement impacté par la crise sanitaire. Il est donc grand, le mystère de la foi qui nous pousse à conserver toute cette passion pour le territoire, que nous partageons et faisons partager depuis si longtemps. Loin de nous non plus l’idée de pleurer sur notre sort. De cette tempête de plus, cette zone de turbulences qui s’ajoute aux autres, nous sortirons grandis.

 

C’est le moment ou jamais de vous dire merci, chers lecteurs, dont la fidélité remonte pour certains à près de trente années. Bourgogne Magazine a toujours gardé le cap d’un regard sincère et tendre sur nos pays bourguignons et sur les gens qui les font vivre. On veut que ça dure. Et pour que ça dure, on a besoin de vous. Par votre soutien en kiosque ou votre souscription à un abonnement. Lire notre revue, enfin on l’espère, est un acte militant pour ce qui construit notre civilisation et notre culture, une déclaration d’amour à la Bourgogne. Et l’amour, ça ne se refuse pas. L’amour n’a pas de prix.  

 

Dominique Bruillot

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Dans l'atelier de Paul Day

Les médias adorent le dépeindre
comme l’artiste favori
de la famille royale britannique. 
Installé dans une ancienne ferme de l’Auxois, Paul Day nous reçoit dans son atelier où il façonne la terre cuite, le bronze et la résine pour offrir une vision  cartoonesque de la sculpture monumentale.

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Éoliennes :
le vent
de la colère

Incontestables sur le principe, elles sont pourtant de plus en plus décriées : tandis que les éoliennes se multiplient en Bourgogne, de nombreuses voix s’élèvent pour en pointer les effets négatifs, en particulier entre Yonne et
Côte-d'Or. Enquête sur une cohabitation houleuse.

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Chalon et les bateaux de fer oubliés

De 1839 à 1939, à Chalon-sur-Saône, la Compagnie Schneider a construit pour le monde entier toute sorte de « bateaux de fer ». Des monstres à vapeur, des cuirassiers, des torpilleurs et même des sous-marins. Retour sur une incroyable aventure industrielle passée à la trappe.

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Semur au chevet de
sa Louise

Quelque part en Autriche, une belle semuroise est en pleine convalescence. Louise, l’une des cloches de la collégiale Notre-Dame de Semur-en-Auxois, va retrouver une seconde jeunesse. Puis sonnera l’heure de ses camarades Marie et Dindelle, pour redonner à l’édifice gothique tout son timbre…

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De Bruges
à Beaune

Elle a commercé avec toute l’Europe avant d’en devenir, au temps des ducs de Bourgogne, le phare culturel. À six heures de voiture de Beaune, on peut y découvrir l’autre palais ducal et y respirer un air de grandeur venu du passé. Bruges, la plus bourguignonne des villes flamandes, est une destination pleine de ressources.

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Prenois et l'année 79

Le circuit Dijon-Prenois a 50 ans cette année. Au classement général de ses moments de gloire, le
1er juillet 1979 figure tout en haut :  ce jour-là, la F1 s’arrête en Côte-d’Or pour un Grand Prix de France légendaire. Ceux qui l’ont vécu de l'intérieur racontent.

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Les cinq saisons de la Saint-Vincent

Repoussée d’un an, puis de quasi trois mois, la 78e Saint-Vincent tournante de Corpeau-Puligny-Blagny bouscule malgré elle les codes d’une tradition bien établie. Adeptes du verre à moitié plein, les vignerons et la population locale voient dans cette mutation printanière des raisons de mieux apprécier les vins. Les 19 et 20 mars,
la date est inédite, mais ces cinq saisons d’attente ne font que renforcer l’envie de faire la fête !

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Vive la Cabrache
du Morvan !

On ne trouvait dans le Morvan que quelques éleveurs-fromagers isolés, vendant leur production sur les marchés locaux. Puis La Cabrache est arrivée. Derrière ce petit nom, trois tommes fermières (chèvre, brebis ou vache) 100% locales.
Ce petit bonheur lacté élargit le paysage des produits du terroir.

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Rully,
raging bulles

En Côte chalonnaise, le crémant
naît au début du XIXe siècle de la rencontre de Fortuné-Joseph Petiot-Groffier, un notable local, et de François-Basile Hubert, un tout jeune ouvrier champenois qui voyait la région de Rully comme une « terre de mission ». Focus sur une place forte du crémant de Bourgogne.

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Sa Cathy s'est casée

Installée depuis peu dans le Morvan, comme un certain nombre d’autres artistes, la romancière Cathy Galliègue fait le récit de ses aventures intimes, loin des sentiers battus. Celles d’une ancienne cadre  en pharmacovigilance amoureuse d’un homme en noir du GIGN,  passés par la Guyane avant de poser leurs valises près de Saulieu. Pour de bon, semble-t-il.

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Entretien avec Daniel Picouly

Avec Les Larmes du vin, l’écrivain, fils d’une Morvandiote, signe une
« vinobiographie » drôle et émouvante. Son point de départ : une intronisation dans la confrérie des Chevaliers du Tastevin, au château du Clos de Vougeot. Entretien.