BM-new-blanc.png

NEWSLETTER

SUIVEZ-NOUS

  • Blanc Facebook Icône
  • Blanc Icône Instagram
  • Blanc Twitter Icon
  • Blanc Icône YouTube

©1995 - 2018  Bourgogne Magazine | création par Incom Dijon
Tous droits réservés

Bienvenue à Wendy-sur-Yonne [#53]

11.06.2017

 

 

C’est en Bourgogne, dans la maison que sa famille possède à Saint-Aubin-sur-Yonne, que la journaliste parisienne aime se ressourcer et retrouver les joies de la nature. Bienvenue dans le refuge jovinien de Wendy… en compagnie de tout le clan Bouchard. 

 

Pour l’avoir mainte fois dévalé, Wendy Bouchard reconnaît le craquement de chaque marche du bel escalier en bois qui dessert les deux niveaux de la maison familiale à Saint-Aubin-sur-Yonne, à quelques kilomètres de Joigny.

Une belle bâtisse 1900, achetée il y a près de 30 ans par ses parents, qui cherchaient un coin de verdure, pas trop loin de Paris, pour servir de nid familial. C’est peu dire que la famille demeure attachée à l’endroit. Chaque recoin abrite un souvenir, un éclat de rire, une histoire…

 

 UN NID D'ENVAHISSEURS PARISIENS 

 

 

À l’étage, la chambre que Wendy occupait avec sa petite sœur Jenna a connu bien des discussions, des secrets échangés dans l’intimité de la couette. « J’étais un gros bébé et malgré notre différence d’âge, nous faisions les folles ensemble », se remémore la jeune femme. Au grenier, un porte-cartes postales, chiné lors des innombrables brocantes qu’écument les Bouchard, abrite des Polaroïds défraîchis qu’éclairent les sourires des deux sœurs, restées très proches. « Je voulais vraiment que Jenna soit ici avec moi pour vous accueillir, explique Wendy, nous avons tant vécu ensemble dans ces murs. »

Préférant la maison icaunaise aux vacances à l’étranger, la famille Bouchard bouclait ses valises pour venir se ressourcer en Bourgogne chaque week-end ou presque, profiter un maximum de la belle campagne. « Nous repartions parfois même le lundi matin aux aurores », se rappelle Dorothy, la mère de Wendy. « Avec les filles à moitié endormies dans la voiture », ajoute Gilles, le père. Les jours s’écoulaient, paisibles, entre travaux dans le jardin, farniente au bord de la piscine et balades sur les chemins de halage de l’Yonne, en vélo jusqu’à l’écluse de Cézy. « J’ai voulu faire du cheval ici, se souvient la journaliste d’Europe 1 et France 3, mais quand je me suis aperçue que le responsable du centre équestre tenait une boucherie chevaline, ça m’a vraiment coupé l’envie. »

Les relations avec le voisinage restent de politesse. « Les enfants des voisins ont 15 ans de moins que nous, et nous avons toujours été regardés bizarrement. Nous sommes un peu les envahisseurs parisiens, s’amuse Wendy. Mais nous participons à la vie du village, notamment à travers le vide-grenier annuel. »

 

 BELLE CAMPAGNE SINISTRÉE 

 

Enceinte d’une petite fille, Wendy tient à lui faire connaître la maison de Saint-Aubin-sur-Yonne. « La Bourgogne, c’est mon contact avec la nature. Je suis née à Paris, mais j’ai révisé mon bac et mes examens ici, dans le jardin. J’adore y sentir les odeurs de l’automne, l’humidité de la mousse, un parfum de jasmin, écouter le chant des tourterelles et des mésanges. » La nature et les animaux demeurent les passions de Wendy. Il faut la voir, inquiète du sort de Nana, 17 ans, le plus vieux chien de la famille, qui traîne ses rhumatismes dans la cuisine et à qui elle apporte un coussin pour soulager ses vieux os.

Longtemps, les excursions bourguignonnes de Wendy se limitent à aller chercher le pain et le journal à Cézy, où se tient le commerce le plus proche. Le permis en poche, le marché de Joigny lui tend les bras. « J’ai tellement de souvenirs dans cette ville, des ambiances de marché, la librairie-papeterie. Malheureusement, les choses changent, et pas pour le mieux. En avril dernier, j’ai été frappée lors d’une promenade par le nombre de devantures vides, de baux à céder… La pauvreté gagne du terrain », note-t-elle en observatrice avisée. Pourtant, Joigny a des atouts, à commencer par sa relative proximité avec Paris. « Une amie avait le projet de s’installer ici, tout en continuant de travailler à Paris. Et ça m’a tentée également, mais rien ne s’est concrétisé », explique-t-elle à regret. Est-ce cette désertification de la ville, ou l’envie de plus de soleil, qui l’a poussée à acquérir un corps de ferme à Mazamet, dans le Tarn, où avec l’aide de son ami Laurent Cabrol, elle élève chevaux, ânes, chiens et moutons ?

RADIO, TÉLÉ, BÉBÉ

 

À 36 ans, Wendy Bouchard porte le journalisme en elle et a déjà connu plusieurs vies professionnelles. En ce moment, elle partage ses journées entre Europe 1, où elle anime la tranche du 6-9 heures chaque week-end, et France 3, où elle coprésente avec Dave l’émission de chansons Même le dimanche. Elle a également travaillé avec Paul Amar, qui a mis le pied de cette cavalière émérite à l’étrier sur France 5, et présenté pendant plusieurs saisons Zone interdite sur M6. Une émission liée à un souvenir douloureux : remplacée pour sa dernière émission, en juin 2016, par Marie-Ange Casalta, la chaine lui refusera le droit de dire au revoir à ses téléspectateurs.

 

 TV, TON UNIVERS IMPITOYABLE ! 

 

Curieuse et vive d’esprit, la jeune femme aime pratiquer les interviews en empathie, considérant ainsi obtenir le meilleur de ses invités. La presse, pourtant, n’était pas son premier choix. Licenciée d’histoire, diplômée de Sciences Po Paris, elle a d’abord désiré devenir vétérinaire pour concrétiser sa passion des animaux, puis a été tentée par la politique, fascinée par le regretté Philippe Seguin. « Je me suis rapprochée de lui, et j’ai aidé à ses campagnes lorsqu’il a claqué la porte du RPR, en avril 1999. J’aimais son côté au-dessus des partis, et nous sommes devenus amis. Sa disparition tragique a sonné le glas de mon engagement politique », explique-t-elle. 

À bien y réfléchir, sa passion politique remonte plus loin encore : « Je faisais, comme beaucoup, de mauvaises imitations de Jacques Chirac quand j’étais à l’école primaire ; j’ai même distribué des tracts dans la cour de l’école à 7 ans. » À l’approche de la quarantaine, Wendy veut souffler un peu, se donner du temps pour sa vie de femme et de future maman. Pour se mettre à distance de sa vie parisienne, elle compte sur la maison familiale à Saint-Aubin-sur-Yonne, et sur la ferme qu’elle restaure à Mazamet, dans le Tarn. « J’en ai pour 15 ans de travaux ! », constate-t-elle. Son métier n’est jamais loin : avec Laurent Cabrol, elle vient de reprendre le journal local, La Montagne noire, en faillite. « Je me remonte les manches pour cette aventure totalement bénévole qui me passionne.

LES BONNES ADRESSES DE WENDY

 

 

Voici une trentaine d’années que Wendy, arrivée ici petite fille, entretient avec l’Yonne, une relation à son image, réservée et discrète. Nombre de souvenirs émaillent le temps passé ici, entourée de parents aimants, et de son inséparable petite sœur Jenna. Parmi tant de petits moments marquants, Wendy se souvient… des encombrements de la RN6 jusqu’à Champs-sur-Yonne ; des trajets à pied depuis la gare de Cézy, où le train ne s’arrête plus ; de la Noiraude et de la Roussette, ses copines de la basse-cour, qui caquetaient de joie à son arrivée… Côté table, elle n’oubliera jamais ce déjeuner en tête à tête avec son papa à la Côte Saint-Jacques (le restaurant étoilé des Lorain à Joigny), et se rappelle aussi de la Lucarne aux Chouettes à Villeneuve-sur-Yonne du temps de l’actrice Leslie Caron, ou encore du Rive Gauche de Catherine Lorain en bord d’Yonne, où œuvre désormais un chef au talent prometteur, Jérôme Joubert. À l’évocation du Joigny d’antan, Wendy a un bref pincement au cœur, alors que la belle cité jovinienne, comme bien d’autres, assiste au dépérissement de son centre-bourg, un phénomène amplifié par la perte d’une garnison militaire. Pour autant, le pays de Joigny recèle encore quelques belles adresses qui méritent le détour. Si on ne trouve plus les ÉNORMES gougères de la boulangerie de la rue de l’Étape, désormais fermée, Wendy a d’autres coups de cœur à partager : d’abord la quincaillerie Crouzy (52, avenue Gambetta à Joigny), créée en 1862, qui ramène un instant les pensées vers Paname : « On se croirait au BHV, car clous, vis et écrous étaient impeccablement rassemblés, comme à l’unisson du bricolage dominical ! » La pâtisserie d’Anthony Normand (11, avenue Gambetta à Joigny) pour ses gâteaux tout chocolat, « dont nous fûmes parmi les premiers clients ».

Au marché de Joigny, elle aime l’étal vivant et coloré de la maraîchère Myriam Auger, issue d’une famille dans le métier depuis plus d’un siècle. Pour la petite Wendy, la grand-mère Auger c’était un peu la fée Mélusine qui « avec sa baguette magique, faisait sortir les salades de terre, pour que l’on puisse ensuite les consommer » ! Un peu plus loin de cette allée, ne pas manquer l’appétissant stand de Pascal Le Roux, crémier local de haute réputation, notamment ses impeccables époisses fermiers, affinés à souhait. 

À Cézy, Wendy apprécie la halte à la boulangerie locale, chez Loureiro (1, rue du Moulin-d’en-Haut), « la reine de la brioche moelleuse », sans oublier de pousser la porte du tabac-presse (qui fait aussi épicerie, cadeaux, jeux à gratter, téléphonie…) juste à côté.  Pour sa part, Gilles, son papa, aime à faire quelques kilomètres jusqu’à Villeneuve-sur-Yonne, rien que pour la délicate croustillance des croissants de la boulangerie Le Fournil (16, rue Carnot). Côté cave, cet amateur de vins du Languedocien bien charpentés ne crache pas sur les crus locaux de la Côte Saint-Jacques, notamment ceux d’Alain et Julien Vignot, vignerons de père en fils à Paroy-sur-Tholon (16, rue des Prés). À la bonne vôtre !

 

Partager cet article
Share on Twitter
Please reload

ARTICLES À LA UNE
Please reload