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#16
FEVRIER - MARS  2011

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L'ÉDITO

La Bourgogne a plus d’une tour dans son sac. A commencer par la plus visible d’entre elles, à Paris, que l’on doit à l’ingénieur dijonnais Gustave Eiffel. Elle a été le point de mire de nombreux Morvandiaux et Morvandelles qui ont livré leur bois par flottage ou nourri de leur sein les enfants des bourgeois de la capitale. Elle incarne aujourd’hui encore le symbole des décisions prises « d’en haut », d’un jacobinisme dont la France a bien du mal à se défaire, qui ne cerne pas toujours les équilibres dont ont besoin ses territoires oubliés. Plus drôles et pédagogiques sont les tours du château médiéval contemporain de Guédelon. Pourtant, à la fin des années 90, quand Michel Guyot et Maryline Martin se sont lancés dans l’aventure, beaucoup ne pariaient pas un écu sur ce projet de folie. Nous si, dès ses débuts d’ailleurs. Et même si, rançon de la gloire, Guédelon fait désormais les yeux doux aux médias nationaux plutôt qu’aux « régionaux de l’étape », cette réussite qui attire chaque année plus de 300 000 visiteurs, nous comble de joie.

Alors, dès que nous avons pris connaissance du fabuleux projet de l’Arbre de la Terre à la Charité-sur-Loire, nous avons eu le sentiment de revivre ce que Guédelon avait apporté de magie à ses débuts. Comment ça, une tour de 200 mètres de haut, au bord d’un fleuve, avec vue sur un site classé au patrimoine mondial de l’Unesco ? Une tour qui aurait la prétention d’être la première d’une chaine mondiale de vigies au service de l’environnement et de la durabilité ? Une tour à assise réduite (314 m2 au sol, soit quinze fois moins que la tour Eiffel !), capable d’héberger 900 personnes à 100 mètres d’altitude ? Mais ça n’est pas sérieux tout ça !

Et pourtant, nous y avons cru. La Région, le Département de la Nièvre, l’Etat, l’Europe et même la Loire et son Etablissement public y croient aussi, puisque le budget de l’étude de faisabilité a été abondé par ces collectivités. Quand l’utopie et les rêves apparemment inaccessibles sont sources d’éthique et d’économie (un tel projet peut rapporter des millions d’euros de ressources nouvelles), on ne peut pas passer à côté…Bourgogne Magazine vous invite à comprendre pourquoi, en découvrant, un peu plus loin, les images de ce projet sans doute le plus fou de toute notre histoire.

Dominique Bruillot

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