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©1995 - 2018  Bourgogne Magazine | création par Incom Dijon
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#17
AVRIL - MAI  2011

1/1

L'ÉDITO

Le chemin du journaliste est autant semé d’embuches que de petits plaisirs. Quand il préfère regarder le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide, expression d’origine viticole qui désigne une certaine forme d’optimisme, son enthousiasme devient communicatif. Un phénomène encore plus vrai pour nos photographes. Dans l’album que nous leurs consacrons (1), qui passe en revue 15 années pleines de leurs reportages, on se rend compte à quel point Michel Joly et Jean-Luc Petit ont su nous faire aimer la Bourgogne.

Dans deux styles différents, complémentaires, ils sont le témoignage constant (et durable) de l’évolution de notre région. Je pense notamment à tous ces personnages, acteurs discrets mais engagés de la vie bourguignonne, qui ont explosé de couleurs dans les pages de Bourgogne Magazine. Certains foncent toujours vers de nouveaux défis, qu’ils soient musiciens, peintres, collectionneurs, chefs, vignerons, hommes de foi et de foie… D’autres nous ont quittés, laissant un peu de leur œuvre dans nos productions sur papier glacé. Que cet album qui paraîtra à peu près en même temps que ce numéro puisse être pour eux une forme d’hommage.

L’actualité, cependant, nous rattrape souvent plus vite que les souvenirs. Elle est venue subitement bousculer nos esprits au début de ce printemps, avec une histoire délirante de 17 coups de couteau. Dans la discrétion d’un établissement spécialisé de Dijon, la Chartreuse, un drame s’est noué. Une jeune femme de la région a voulu se faire interner d’elle-même, puis a attenté à la vie d’une autre jeune femme d’origine roumaine. Le fait divers a fait quelques gros titres dans la presse. Pas seulement parce qu’il s’agissait, après tout, d’une sordide et bien pénible affaire aux confins de la folie en apparence, mais parce que la victime s’appelle Luminita Soclan. C’est elle qui, le 16 août 2005, alors âgée de 36 ans, avait mortellement poignardé frère Roger, le fondateur de la communauté œcuménique de Taizé (Saône-et-Loire), en pleine prière commune, au milieu du chœur des fidèles.

Cette photo de Jean-Luc Petit, que vous voyez ci-dessus, nous est donc subitement revenue à l’esprit. Ce visage empreint de douceur et de sérénité, qui se détache dans un ciel d’un bleu lumineux, avait fait la couverture de Bourgogne Magazine dans les mois qui ont suivi la disparition de ce guide spirituel. Il est celui que nous conserverons à jamais de frère Roger. Pendant que l’enquête suit son court, l’image, elle, brille d’éternité. Elle incarne l’espoir.

Dominique Bruillot

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