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#29
JANVIER - FEVRIER 2013

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L'ÉDITO

On l’aimait bien, la Geneviève. Non pas qu’elle ne soit plus de ce monde. Mais Miss nationale, quand même, ça le fait pas vraiment. Plus à l’aise avec le marketing et le « star system », Endemol a raflé la mise en même temps que la miss. En l’occurrence une Marine plus bourguignonne que « nationale » pour ce millésime généreux. Marine, non seulement elle est belle, mais elle a un cerveau bien fait. Treize ans après Sonia Rolland, autre perle burgonde qui pense, la Mâconnaise nous rend fiers. Cette petite étudiante en médecine a de l’allure. Elle parle avec simplicité, ne se laisse pas démonter, surtout quand Laurent Ruquier lui demande ce qu’elle pense du mariage des homosexuels.
Maintenant, il faut se poser les bonnes questions. Dont une essentielle : que restera-t-il réellement de l’image de la Bourgogne quand notre jolie figure de proue aura fait de nombreux voyages en compagnie d’une boîte de production télévisuelle dont on connaît le sens aigu des affaires ? Madame de Fontenay avait un côté parfois envahissant, certes, mais bienveillant avant tout. Chez Endemol, avec du TF1 en toile de fond, tout ça ne respire pas vraiment la même ambiance. Certains ont testé pour vous. Il s’agissait d’inviter Marine dans une petite ville bourguignonne, pour présider une grande fête populaire avec des chevaux, des gens en costumes d’époque et un patrimoine d’enfer pour décor. Le portable de la demoiselle n’étant plus accessible du jour au lendemain (on le comprend, une fois le sacre gagné, les journalistes doivent prendre la file d’attente), il a fallu en passer par le circuit officiel. Pour avoir en retour, dans un français très approximatif mais concis, une offre commerciale aussi chaleureuse qu’un esquimau au pôle Nord. Puis un tarif qui, lui, ne transige pas avec l’approximation : 3 500 euros plus le « VHR » (traduction dans le mail : « Voyage, Hôtellerie, Restauration »).
Bon. Une Miss « vendue » à ce prix-là à la journée de l’autre côté de la France, soit. Mais pas dans sa région. Nous aussi on en veut de la Marine. Elle a conquis les cœurs des Français sous la bannière de la Bourgogne. Alors, s’il vous plaît Mesdames et Messieurs de la Télé, à « Parrris », on vous en prie, par pitié, laissez-nous un peu de notre Miss à prix négocié. Qu’on en profite un peu. Qu’on la savoure dignement du regard et de l’oreille. Une fois tous les treize ans, Mesdames et Messieurs de chez Endemol, ça mérite bien un prix, un effort de votre part ? On vous paie en vin s’il le faut. Une Miss, après tout, ne fait-elle pas partie du patrimoine de sa région originelle ?

Dominique Bruillot

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